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10. Un petit topo sur notre très cher co-fondateur et associé : Pascal Roussel

Par: Jessica Duvivier - il y a 3 années, 3 mois

chronique, Jessica Duvivier, pascal roussel

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Enthousiaste à l’idée de faire cet entretien, Pascal répond à mes questions et me partage avec entrain une grande partie de ce qui l’anime, le tient réveillé, le pousse à écrire, informer, communiquer, propager … je dirai même plus, divulguer. L’élan et la passion dans ces propos ont fait de « skype » - support à cet entretien - une virtualité tout à fait dérisoire. Réfléchi, posé et tout à la fois animé, de cette rencontre ressort un élément déterminant du projet Ednco : le désir d’aider les personnes à mettre en place des projets, offrant ainsi les ressources nécessaires à leur réalisation.

Pascal Roussel est une de ces personnes, rares et appréciées de nos jours, qui s’investit et s’engage sur des chemins plus ou moins scabreux pour en comprendre ses moindres détours. En effet, ce penchant pour ce que certains d’entres-nous qualifierait de « méandres brumeuses » de la société, Pascal lui choisit de s’y coller. Non pas par intérêts douteux, ni encore moins par ignorance des inégalités liées aux enjeux de pouvoir qui s’y trouvent, mais bien courageusement dans un désir de nous informer – nous commun des mortels – des nombreux sentiers qui nous sont inconnus et qui pourtant influencent la moindre de nos trajectoires. Pascal Roussel travaille dans le milieu de la finance au sein du département des risques financiers de la plus grande banque d’investissement au monde, située à Luxembourg. Son but étant de poser quelques lanternes là où l’obscurité y est depuis trop longtemps installée.

Il me confie d’ailleurs très vite que le monde de la finance ne faisait pas le moins du monde partie de ses rêves d’adolescent :

« Franchement à la base, j’ai fait des études d’ingénieur électromécanicien et je ne m’intéressais pas du TOUT à la finance. Quand j’ai commencé mes cinq années d’université à 18 ans, tu m’aurais dit que je travaillerais dans une banque, je t’aurais répondu : « Sûrement JAMAIS ! ».

À savoir les raisons invoquées d’un comportement qui en premier lieu aurait été si récalcitrant, Pascal les formule de la manière suivante :

« Parce que je m’étais dit que, de toutes façons, toutes ces lois financières sont artificielles, qu’elles sont créées par les hommes, contrairement aux lois de la nature, aux lois physiques, etc… Là c’est du casino ! On fixe des règles puis ce n’est plus intéressant. »
« Ça reste toujours vrai d’ailleurs, mais après je me suis rendu compte que quelque part ce n’est pas là que ça se passe. Dans le monde physique, les ingénieurs, les types qui ont de bonnes idées, les personnes qui veulent faire des choses, améliorer etc… Ce n’est pas là que ça se passe quoi … Parce que ça ne suffit pas d’avoir La bonne idée. Ça n’suffit pas. C’est bien, mais y a plein de gens qui ont de très bonnes idées et ça restera dans le placard. Simplement parce que c’est pas rentable, parce que « Argent ». C’est alors que je me suis dit : « c’est vraiment frustrant quelque part ». Donc il me fallait aller voir et comprendre mieux ce monde, comprendre aussi qu’est-ce qui les motivent. »

Et en effet, ingénieur électromécanicien, Pascal ne s’attendait certainement pas à prendre un tel virage. Toutefois, l’esprit déjà vif et les questionnements foisonnant, il me dit d’abord s’être tourné vers la finance car il eu vite fait le tour de la question du milieu de l’industrie. Et si ses premières expériences financières furent dans l’univers industriel : « […] évaluer si des projets valent le coup d’être réalisés, si c’est rentable financièrement, voir ce qu’il faut faire pour que certains projets industriels soient acceptables d’un point de vue technique et financier » Pascal en arrive, qui plus est, très rapidement au constat suivant :

« Je me suis aperçu assez vite que l’argent c’est le nerf de la guerre, mais vraiment donc ! »

Et de poursuivre :

« Y a des gens qui ont plein de bonnes idées mais y a toutes sortes de raisons financières qui font que ça ne va jamais se réaliser ! C’est pourquoi d’un seul coup – assez curieux de nature – je me suis dit : « Ben si c’est là que les grandes décisions se prennent, ça m’intéresse de mieux comprendre cet univers ». C’est ainsi que j’arrive dans le milieu bancaire parce que les entreprises finalement elles dépendent des banques !
Si tu remontes la pyramide – car le milieu financier c’est comme une grande pyramide – en bas tu as les personnes besogneuses qui travaillent - toi et moi - et puis, plus tu montes, plus tu as les grandes institutions financières, plus tu as des banques et au sommet tu as les grandes banques centrales et si tu veux un peu comprendre tout ça ben … »


Ainsi imprégné de cette réalité indomptable pour son jeune âge et ses aspirations personnelles, Pascal souhaite mieux comprendre les mécanismes sous-jacents au « nerf de la guerre ». Il reprendra donc l’université, fera une licence (baccalauréat) en gestion financière. D’abord consultant indépendant, il devient ensuite un employé de la banque pour laquelle il travaille aujourd’hui, au sein du département des risques financiers.

Et s’il est clair que Pascal n’affectionnait pas particulièrement cet univers à ses débuts, pas plus qu’il semble aujourd’hui lui prêter un dévouement inconsidéré, il y voyait néanmoins l’intérêt d’assouvir non seulement sa curiosité, mais pourquoi pas aussi d’y débusquer les engrenages et aujourd’hui de les partager dans l’intérêt de tous. Il me confie en ces termes :

« Alors c’est pas toujours très brillant pour l’essentiel quand tu rentres dans ce monde là en général ... Mais maintenant voilà … Fortement intéressé car ça te permet de mieux comprendre comment le monde est géré. »

Et pour cause, vous apprendrez à travers ces différentes chroniques que Pascal Roussel emploie, aujourd’hui et depuis quelques années déjà, une grande partie de son temps libre à rechercher et écrire pour partager, non pas seulement avec les spécialistes de l’économie et des finances, mais au plus grand nombre les différents aspects cachés de ce qu’il nomme « la planète financière ».

Blogueur et auteur d’un roman dédié à expliquer le plus simplement possible les dessous de la finance, vous verrez que Pascal s’est véritablement pris de passion à informer son lecteur, collègue et ami mais aussi - vous l’avez peut-être deviné - à conceptualiser de nouveaux modèles d’échanges conformément aux besoins de la population d’une part et suivant une véritable volonté d’épanouissement individuel et collectif d’autre part. Vous comprenez donc ici l’intérêt pour Pascal de pouvoir mettre à profit ses nombreuses connaissances pour la création d’un moyen d’’échange plus équitable ! Vous réalisez donc toute la résolution et la passion investie dans la création du VIBZ (edncoin) monnaie d’échange du projet Vibrerlocal !

De cette acclamation de fin d’adolescence où la perspective d’intégrer le milieu financier était résolument teinté de ce « Sûrement JAMAIS !», Pascal Roussel a su néanmoins tirer partie de sa curiosité qui un peu « trop » exacerbée l’avait entrainé dans ces dédales de Géant …

N’est-il point vrai ? Oui oui vous verrez …

Ainsi, vous découvrirez dans les prochaines chroniques de quelle manière Pascal a pris conscience d’un univers à demi-dévoilé, sinon entièrement masqué et de quelle façon il a décidé de réagir. De quelques mythes entourant le monde financier à la création d’un premier blogue et à l’écriture d’un premier roman, vous verrez que vous aussi, à votre propre façon, cette histoire vous donnera le goût de réagir en posant de belles actions.

En vous remerciant,


L’équipe Ednco

Chroniqueuse : Jessica Duvivier

Jessica Duvivier



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