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8. Le Québec : un véritable « phare » à la réalisation et au déploiement d’Ednco

Par: Jessica Duvivier - il y a 3 années, 3 mois

chronique, Jessica Duvivier

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Comme vous le savez peut-être maintenant, Laurent Roussel, fondateur d'Ednco, est d’origine Belge. Après avoir vécu d’importantes transformations dans sa vie, notamment suite à son divorce, au choix qu’il a fait de quitter son emploi et à celui de la vente de sa maison, Laurent part du Luxembourg - pays de son enfance - pour venir s’installer au Québec. En 2013, après seulement quelques petites années dans ce nouveau pays, il a une idée !!! Et cette idée ne va cesser de grandir dans sa tête pour enfin se matérialiser de façon très concrète. Ce n’est donc plus tout à fait une idée issue d’un simple besoin, mais un véritable projet qui va très souvent même le réveiller au beau milieu de la nuit tant il prend de plus en plus d’importance dans sa vie … Et c’est peu dire, lorsque l’on comprend l’ampleur du projet Ednco aujourd’hui ! Je vous invite donc vivement à lire nos articles qui vous informeront au mieux – nous l’espérons – de ce magnifique projet social.


Aussi, dans ce présent article, je voudrais porter votre attention sur le privilège que ressent notre fondateur à donner naissance à son projet au Québec – vaste terre des possibles. Et si notre cher Gilles Vigneau affirme, avec raison : « Mon pays, ce n’est pas un pays c’est l’hiver. » Robert Bourassa, alors premier ministre du Québec dans les années 70 rétorquait : « Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement. »


Pourquoi avoir donc choisi le Québec pour démarrer ton projet Ednco ?

Dans un premier temps, Laurent se remémore cette belle expérience qu’il a eu le privilège de vivre peu après son arrivée dans les Laurentides en 2007. C’est après avoir vécu une désillusion au sein d’une maison d’édition qu’il est accueilli à bras ouvert dans une chaumière de Val-David, "Lieu d'enseignement et de ressourcement", Laurent s’engage à donner de son temps pour aider ses hôtes. Parmi ces activités, il aidera de façon manuelle à travailler la terre, il participera au marché du village et rencontrera finalement beaucoup de belles personnes. Cette expérience dit-il « m’a montré à quel point les personnes sont dans la collaboration, ils s’échangent des services, des biens, etc. : »

« Il y avait toute une autre dynamique que je n’avais jamais vu nul par ailleurs ! C’était comme quelque chose de déjà ancré ». Il ajoute : « Donc ça c’est génial, car justement ce réseau est basé avant tout sur ce concept d’entre-aide et d’offres de services spontanées sans forcément passer par un aspect économique trop lourd ».
« De plus, arrivé ensuite à Montréal, ça s’est pour moi encore plus révélé exact. Car quand je vais voir dans un café qu’est ce qu’il se passe, y’a beaucoup de personnes qui viennent travailler dans des cafés, ils aiment bien parler entre eux. Ça, ça n’existe pas vraiment à Luxembourg ! Ça n’existe pas des gens qui travaillent dans des cafés. Dans les cafés on va consommer et on sort … Ici non ! On peut rester une bonne partie de la journée, consommer un peu et rencontrer des gens, discuter, partager des choses, se stimuler dans des projets… »
« Ça existe déjà ça ici ! Cette ouverture, elle est déjà là ! Donc, pour moi, le Québec dans son énergie c’est un peu comme un phare. C’est un phare où les gens ont déjà une ouverture de cœur, une ouverture sur les autres et où ils sont capables de se mettre ensemble pour réaliser des choses ! »

Ha tiens, ça me fait penser à un proverbe africain :

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».

N’est-ce pas une belle maxime qui pourrait s’appliquer à l’entièreté du projet Ednco ?

Laurent continue … Car malgré cette aspiration à la collaboration déjà présente sur les Terres du Québec, une certaine réserve dans les ressources nécessaires peut nettement contraindre la réalisation de projet :

« Maintenant, il manque parfois une impulsion pour le réaliser concrètement. Mais la base, elle, est déjà là ! Et je crois sincèrement que ce simple aspect peut réellement inspirer les autres ! Certains pourraient dire : « Ha mais au Québec, ils ont réussi à se mettre ensemble et ils réalisent de super projets, regardez ce qu’ils ont fait !!! etc. »

Intéressant, et souhaitons-le sincèrement : un beau modèle d’inspiration pour les autres, pays limitrophes comme francophones.

Quoi qu’il advienne d’Ednco, Laurent « souhaite vraiment que le Québec soit un peu comme un phare » nous dit-il, « … pas juste au niveau canadien mais au niveau francophone d’abord, et autre par la suite. Je sens que c’est vraiment l’endroit idéal pour démarrer un projet de cette envergure sociale. »

N’est-ce pas une très belle déclaration faite à ces vastes terres hivernales dont nous parlent Gilles Vigneau, Charlebois, Félix Leclerc et d’autres chanteurs-adorateurs de leur pays ?

Pour ma part, j’ai toujours entendu dire des étrangers qui arrivent au Québec, soit en vacances, soit pour y vivre, que le Québec regorgent de personnes chaleureuses, accueillantes, vivantes et surtout, par dessus tout, naturelles et spontanées … Alors en effet, quel pays francophone pourrait être adapté davantage que le Québec à l’adoption d’un tel projet de collaboration, de rencontre, de partage, d’idées et de Co-création ?

Peut-être êtes vous en train de vous demander quel va être l’avenir du projet Ednco … Nous aussi, on se le demande, se figurant à quel point votre participation sera importante pour l’évolution de ce projet. Aussi, Laurent nous parle dans le prochain article de ses aspirations concernant ce dernier dans les années avenirs.

Et vous, quel avenir souhaiteriez-vous pour la société québécoise ?

Merci de votre attention pour le Québec et ses projets sociaux …


L’équipe Ednco

Chroniqueuse : Jessica Duvivier

Jessica Duvivier



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