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4. "Vibrerlocal" « Vibrer pleinement localement !»

Par: Jessica Duvivier - il y a 3 années, 6 mois

chronique, Jessica Duvivier

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Un auteur que j’affectionne tout particulièrement tant il est inspirant de par sa détermination et son courage est David Servan Schreiber. Médecin et chercheur en neurosciences cognitives David Servan Schreiber est décédé à l’âge de 50 ans suite à une tumeur au cerveau détectée 20 ans plus tôt. Sa détermination à trouver un sens véritable à sa vie est certainement le pourquoi du comment a t-il pu vivre aussi longtemps avec un diagnostic aussi sévère. Dans un de ses livres intitulé : On peut se dire au revoir plusieurs fois publié au seuil de sa mort, l’auteur nous offre le témoignage suivant :

David Servan-Schreiber« Ce que j’ai appris d’essentiel dans les vingt dernières années de ma carrière scientifique, c’est aussi la plus grande découverte de l’écologie moderne : il s’agit de l’idée simple et fondamentale que la vie est l’expression de relations au sein d’un réseau, et non pas une série d’objectifs ponctuels poursuivis par des individus distincts. C’est aussi vrai des fourmis, des girafes, des loups que des humains. Pour ma part, c’est à travers mes relations avec tout ceux qui se passionnent pour ces idées d’écologie humaine que j’ai eu la chance d’exprimer ma créativité et de contribuer à la communauté. Qu’ils en soient remerciés. »


Je rends ici hommage à ce cher médecin qui a toujours cherché à promouvoir l’épanouissement individuel et collectif à travers ses recherches, sa pratique, ses écrits, mais aussi en commençant tout simplement par contribuer à l’élévation de son propre épanouissement.

Et si je vous mentionne ce témoignage saisissant ce n’est pas pour vous distraire du projet Ednco car, bien au contraire, vous allez voir par vous-même, qu’il y a tout à voir la similitude.

Mais qu’est-ce donc alors que "Vibrerlocal" (Ednco, Le Village)?


Laurent connaît bien son projet.


Oui bon « Heureusement !» allez-vous me dire … Mais non … Ce que je veux dire par-là c’est qu’à la façon dont il en parle, le respire, le partage, en fait des gestes et des dessins avec ses yeux… On peut tout de suite sentir qu’il est de ceux qui ont non seulement la passion d’un projet, mais plus encore qui l’ont véritablement intégré dans chaque cellule de leur corps ! Vous savez, il y a des personnes qui vous parlent d’un projet et quelque chose en eux donne cette impression, plus ou moins palpable, qu’elles sont entrain de parler d’un plat qu’elles n’ont jamais encore gouté, et qui pourtant tentent en vain de vous décrire ses différentes saveurs. Vous voyez un peu ? ? Laurent, lui sait de quoi il parle – nul doute qu’il a même eu le temps de digérer la marchandise !

D’abord, il est très important selon Laurent de comprendre comment ce réseau social fonctionne « car des réseaux il y en a beaucoup et c’est essentiel de comprendre en quoi il se distingue des autres et en quoi il utilise la force des réseaux sociaux actuels ».

Pour Lui, les réseaux sociaux existant aujourd’hui possèdent deux forces fondamentales pour leurs membres :

La première, me dit-il, est que l’« on se sent connectés les uns aux autres très facilement même si ça reste à un niveau virtuel, psychologiquement c’est très important ». La seconde concerne le flux d’informations accessibles : « On peut échanger très rapidement des informations et ça c’est donc quelque chose que "Vibrerlocal" (Ednco, Le Village) conserve, je dirai même qu’il s’appuie là dessus. ».


Toutefois, il ajoute avec élan :

« Maintenant ce que l’on essait de ne PAS faire, c’est que les gens deviennent dépendant de cette plate-forme. Au contraire on souhaite qu’ils l’utilisent comme un outil pour se rencontrer physiquement. »

Donc concrètement comment "Vibrerlocal" (Ednco, Le Village) fonctionne-t-il ?


D’abord, nous dit Laurent, le membre de cette plate-forme part toujours d’un espace géographique donné : « C’est à dire la personne qui décide de devenir membre de "Vibrerlocal" (Ednco, Le Village) habite quelque part » – sur le plateau, dans Hochelaga, dans le Mile-End ou autre. Elle s’apparente donc à un quartier (code postal). Ensuite cette personne définit ses intérêts, ses besoins et ses offres de services. Elle décide aussi d’un rayon d’action tout autour d’elle : « Elle désire savoir tout ce qui se passe autour d’elle, dans un rayon de 5, 10, 15 kilomètres ou même plus ». Et à partir de là, ce que la personne peut faire c’est définir quels sont ses besoins et idées d’améliorations locales. Elle peut se dire : « Ça fait quand même quelques temps que je vis ici, j’ai des idées, j’ai des besoins et j’aimerais qu’on améliore telle ou telle chose et ceci à travers différents secteurs socio-économiques (transport, commerces, etc.). »


Jusqu’ici Tout Va Bien ! Mais je sens pourtant que le lecteur, et peut-être futur membre, aurait besoin d’un exemple concret. Et justement ça tombe bien Laurent nous en donne un :


« Par exemple, moi j’aimerais bien qu’il y ait un petit restaurant ou un petit traiteur de produits bio dans mon quartier, y’en a pas et c’est un de mes besoins. Donc là, qu’est-ce que je fais ? Je vais sur la plate forme Ednco, je m’inscris et dis : « Voilà, ça c’est un de mes besoins, j’aimerais bien que l’on crée ça ». À partir de ce moment là, les autres membres qui sont connectés au réseau dans mon quartier vont tout de suite voir que Laurent a ce besoin précis. Et eux peuvent commencer à réagir, donc soit par un commentaire ou soit pour dire « Oui moi je suis d’accord avec ton idée j’aimerais bien aussi qu’il y en ait un ». »

À compter de cet instant, nous avons donc un besoin émis – celui du restaurant biologique – et de part les commentaires adressés, nous avons un centre d’intérêt : « c’est à dire que les gens commencent à se regrouper autour d’une idée ou d’un besoin… Et là, possiblement on peut très rapidement se dire : « Ok moi maintenant j’initie une rencontre ». Comme on a à peu près 10 personnes qui ont apprécié ce besoin alors rencontrons-nous et on va discuter entre nous pour voir ce que l’on peut faire de façon plus concrète. ».

À bien comprendre – ne vous méprenez pas – ce réseau social va permettre aux personnes concernées et intéressées de très rapidement pouvoir se rencontrer physiquement autour d’un café, dans un parc ou tout autre lieu de votre choix : « À partir de là, ils vont pouvoir vivre une expérience de partage, apprendre à se connaître – on est dans la dimension humaine ». Et puis, peut-être que possiblement quelqu’un va se dire : « Ben moi ça m’intéresse de créer un projet, pourquoi pas justement créer ce restaurent ? J’ai des compétences, je suis cuisinier puis j’ai envie de changer ma vie et donc moi je suis prêt à initier ce projet ».


Mais ça ne se termine pas là, et c’est même ici que ça devient encore plus intéressant …

Nous avons donc un projet potentiel qui va pouvoir être partagé par la personne initiatrice via la plate-forme web. Ce qui rend la possibilité à d’autres personnes intéressées de se greffer et dire : « Moi là je veux bien collaborer et t’accompagner dans la réalisation de ce projet, je veux t’offrir quelque chose, soit de manière professionnelle, soit de manière bénévole, mais j’ai un savoir là-dedans, je sais que je peux t’aider. ».


Et justement ça tombe à pique car Jean Smith – présent à la rencontre qui avait lieu au parc Jarry – est cet initiateur. Cuisinier, il veut changer sa vie et posséder un restaurant où il pourra lui-même choisir les meilleurs produits qu’ils soient. Il a déjà eu plein d’offres de personnes désirant collaborer avec lui !

Nous avons donc ici un projet qui commence à voir le jour. Émis à partir du besoin d’une personne – grâce aussi à la rencontre qui a eu lieu – Jean Smith est un homme heureux !

Il va ainsi pouvoir écrire au sein du réseau l’initiative que, lui et ses collègues intéressés, sont entrain de mettre en place :

« Les gens vont donc voir qu’il y a, dans leur quartier, une initiative qui se crée. Le restaurant est entrain de fleurir devant eux. Donc, le chef de projet [en l’occurrence notre cher Smith] peut faire la promotion de l’évolution de son projet dans un module qu’il y a au sein "Vibrerlocal" (Ednco, Le Village).


C’est donc à partir d’un besoin local que chacun des membres peut s’engager, émettre son opinion, rencontrer ses voisins, vivre une expérience de co-création et ainsi mettre à profit ses propres compétences !

Je ne sais pas pour vous, mais une chose est certaine Jean Smith, lui est tout excité !

Si vous voulez donc en savoir plus sur le module destiné à la création d’un projet, je vous invite vivement à lire les articles suivants. Vous y trouverez non seulement tout ce que vous devez savoir à propos de ce module, mais vous y apprendrez aussi pourquoi son fondateur a tant insisté sur un modèle de plate-forme destinée à la localité. Vous comprendrez également mieux la philosophie présente au sein de ce premier projet « Ednco Le Village », lequel a été par ailleurs construit sur le même modèle mis à disposition dans cette plate-forme. Et finalement, et non des moindres, Laurent nous parle dans d’autre articles disponibles sur le journal des potentielles résistances que son équipe et lui pourront rencontrer au fil du temps, de sa volonté d’avoir initié ce projet dans la province du Québec et finalement de l’avenir espéré pour Ednco …

Alors, C’est Un Rendez-Vous ! (Avec l’accent an-glish c’est mieux !)

Aussi, cher lecteurs, lectrices, membres et peut-être futurs membres, n’hésitez pas à nous communiquer vos impressions sur le projet … Vous seuls pouvez maintenant contribuer à son envolée, ne perdez pas de vue la force de vos discours, gestes et actions …


Un gros Merci pour votre intérêt,


L’équipe Ednco

Chroniqueuse : Jessica Duvivier

Jessica Duvivier



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